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Comment arroser judicieusement ?

Calculs - Généralités - Stress hydrique - Terre - Conteneur

Calculs

  • Equivalences : 1 mm = 10 m3/ha = 1 L/m2
  • Poste d'irrigation
    • Le poste d'irrigation correspond à la surface d'arbres pouvant être arrosés simultanément.
    • La taille du poste dépend du débit par hectare et du débit à la source en eau.
    • Surface du poste (en hectare) = Débit à la source (en m3/heure) / Débit par hectare (en m3/hectare)
    • Exemple de calcul de la taille du poste pour un verger de 6 hectares dont les oliviers sont espacés de 5 mètres sur le rang et 6 mètres sur l'entre-rang et équipés chacun de 2 goutteurs de 4 litres/heure. Le réseau d'irrigation est approvionné par une pompe fournissant 4 m3/heure :
      - Débit par arbre = 2 goutteurs x 4 L/h = 8 L/h
      - Nombre d'arbres par hectare (1 ha = 10 000 m2) = 10 000 m2 / (5 m x 6 m) = 333 arbres
      - Débit par hectare = 333 arbres x 8 L/h/arbre = 2 664 L/h/ha = 2,7 m3/h/ha
      - Taille du poste = 4 m3/h / 2,7 m3/h/ha = 1 ha 48
  • Durée du tour d'eau
    • La durée du tour d'eau correspond à la durée nécessaire à l'arrosage de l'ensemble des parcelles ayant la même source d'approvisionnement en eau
    • Durée du tour d'eau (en heure) = Durée de l'irrigation par poste (en heure) x Nombre de postes raccordés à la source d'eau
    • Exemple de calcul de la durée du tour d'eau pour une dose journalière de 1 mm à apporter sur un verger de 9 hectares, dont les oliviers sont espacés de 7 mètres sur le rang et 7 mètres sur l'entre-rang et équipés chacun de 6 goutteurs de 2 litres/heure. Le réseau d'irrigation est approvionné par une borne fournissant 6 m3/heure :
      - Débit par arbre = 6 goutteurs x 2 L/h = 12 L/h
      - Nombre d'arbres par hectare (1 ha = 10 000 m2) = 10 000 m2 / (7 m x 7 m) = 204 arbres
      - Débit par hectare = 204 arbres x 12 L/h/arbre = 2 448 L/h/ha = 2,5 m3/h/ha
      - Taille du poste = 6 m3/h / 2,5 m3/h/ha = 2 ha 40
      - Nombre de postes sur le verger = 9 ha / 2,4 ha = 3,75 = 4
      - Durée de l'irrigation par poste = 1 mm x (7 m x 7 m) / 12 L/h = 4 heures
      - Durée du tour d'eau = 4 heures x 4 postes = 16 heures
  • Evaluation des disponibilités en eau
    • L'eau disponible pour l'olivier correspond aux réserves du sol et aux pluies utiles:
    • Eau disponible = Réserves du sol + Pluies efficaces
    • Les réserves en eau du sol sont définies par analyse de sol. Elles varient d'un sol à l'autre en fonction de la granulométrie et des teneurs en matières organiques (voir l'article sur l'eau dans le sol). L'état des réserves en eau du sol détermine la période de déclenchement des irrigations.
    • Les pluies efficaces correspondent aux pluies réellement mises à profit par l'olivier. L'efficacité des pluies dépend du ruissellement, de l'évaporation au sol et de la surface explorée par les racines. En général, on applique un coefficient de 60 % aux précipitations relevées dans le pluviomètre. De plus, on considère les précipitations comme nulles lorsqu'elles sont inférieures à 5 mm d'eau.
  • Evaluation des apports d'eau
    • Les besoins en eau indiqués dans les graphiques ne correspondent pas réellement aux quantités d'eau à apporter par quinzaine. Pour déterminer ces dernières, les coefficients de majoration liés à l'efficience du système d'irrigation doivent être appliqués aux besoins en eau :
      - pour le goutte-à-goutte: 1 / 0,9 du fait d'une efficience de 90 %
      - pour la micro-aspersion: 1 / 0,85 du fait d'une efficience de 85 %
    • Exemple de détermination de la dose journalière en goutte-à-goutte : Durant la seconde quinzaine de juin, quelle est la dose moyenne journalière à apporter aux oliviers si 10 mm de pluies ont été relevés dans le pluviomètre au 16 juin :
      - D'après le graphique, l'évapotranspiration réelle s'élève à 15 mm durant la seconde quinzaine de juin.
      - Si 10 mm d'eau ont été relevés dans le pluviomètre, les pluies réellement utiles sont de l'ordre de 6 mm (10 mm x 60 % = 6 mm).
      - Les besoins prévisionnels en eau sont de l'ordre de 9 mm au cours de la seconde quinzaine de juin (15 mm - 6 mm = 9 mm), soit 90 m3 d'eau par hectare.
      - Dose moyenne prévisionnelle quotidienne = 9 mm / (15 jours x 90 %) = 0,67 mm , soit 6,7 m3 / ha. Cette dose sera à corriger en fonction des relevés tensiométriques.
    • Exemple de détermination de la périodicité des irrigations en micro-aspersion : Durant la seconde quinzaine de juillet, quelle est la durée entre deux irrigations si aucune pluie n'a été relevée dans le pluviomètre et si la dose est fixée à 20 mm :
      - D'après le graphique les besoins prévisionnels en eau s'élèvent à 24 mm durant la seconde quinzaine de juillet du fait de l'absence de pluies.
      - Consommation journalière prévisionnelle = 24 mm / 15 jours = 1,6 mm/j
      - Durée entre deux irrigations = 20 mm x 85 % /1,6 mm/j = 10,6 jours. Cette durée sera à corriger en fonction des relevés tensiométriques.

Généralités

  • Bien arroser, c’est arroser à bon escient. Même par temps de canicule, il ne sert à rien d’arroser quotidiennement son jardin
  • Faut-il arroser le matin ou le soir... Cela dépend des saisons.
    • N’arrosez jamais en plein soleil.
      Les gouttelettes d’eau sur le feuillage forment un effet “loupe” et provoquent une brulure.
    • Jusqu’à la fin du mois de mai, les nuits sont encore fraîches : il est donc conseillé d’arroser le matin, le plus tôt possible (mais pas dans une gelée blanche tout de même).
    • En été c’est l’inverse : l’évaporation est telle dans la journée que les plantes n’en profiteraient pas. Il faut donc arroser le soir, de préférence juste avant la nuit.
  • Arrosez toujours vos plantes, fleurs et arbustes au pied.
    Plus vous mettez directement sur une plante, plus vous risquez de l’abîmer.
    Lorsque vous arrosez la pelouse, n’arrosez pas le feuillage des Rosiers en même temps.
    Répété régulièrement, le soir, en été, un tel arrosage favorise l’apparition des maladies, notamment le “marssonia” : les feuilles noircissent et tombent.
  • Arrosez toujours votre pelouse avant tout traitement.
    Les produits chimiques, engrais ou désherbants sélectifs, doivent être rapidement absorbés pour ne pas griller la surface du gazon.
  • Ne réglez jamais l’embout de votre tuyau d’arrosage sur “jet puissant”.
    Les fleurs, les racines et la terre elle-même ne peuvent supporter un tel traitement.
    Pour vos plantes fleuries, utilisez de préférence un arrosoir traditionnel muni d’une pomme.

Que faire quand une plante a eu très soif ?

  • S’il s’agit de plantes fleuries, commencez par ôter toutes les fleurs fanées ou ouvertes.
    Si des tiges sont jaunes ou flétries, coupez à ras.
    Binez le sol puis arrosez par aspersion, jusqu’à ce qu’il soit détrempé.
    Recommencez deux fois par semaine, jusqu’à ce que de nouvelles pousses pointent.
    Reprenez alors un rythme normal d’arrosage.
  • S’il s’agit d’un jeune arbre ou d’un arbuste, creusez une légère cuvette autour de son pied, placez l’embout de votre tuyau d’arrosage et laissez couler un mince filet d’eau toute la nuit.
    Ne coupez aucune branche pour l’instant, mais attention, un nouvel oubli d’arrosage lui serait fatal.

En pleine terre

  • En pleine terre, lorsque l’on arrose chaque jour, on ne donne que peu d’eau à la fois.
    Celle-ci s’évapore ou reste en surface, sans descendre aux racines.
    Le résultat pour les plantes est donc nul, et même nocif, car elles vont développer de fines racines tout près de la surface du sol, et non pas en profondeur.
    Elles deviennent alors très fragiles et sensibles au moindre oubli d’arrosage.
  • La règle d’or : le 10 X 10
    • Toutes les plantes, gazon compris, préfèrent être complètement imbibées une fois tous les huit à dix jours, plutôt que de recevoir de légers arrosages quotidien.
    • La règle moyenne est celle du “10 X 10” : 10 litres d’eau par m² tous les 10 jours.
    • Cette quantité, et la fréquence, doivent être modulées en fonction de la nature de votre sol, selon qu’il retient bien ou mal l’eau.
  • Enfin, n’oubliez pas qu’une jeune plante, ou arbuste planté de l’année, comme un Rosier, réclame beaucoup plus d’eau que ses congénères adultes.
  • Un binage vaut deux arrosages
    • Le décroûtage de la surface du sol permet d’aérer la terre (les racines respirent) mais aussi de diviser par deux l’évaporation de l’eau.
      Binez avant d’arroser et non inversement. (c'est moins con que travailler dans la boue)
    • La couverture du sol autour des massifs, arbustes et plantes grimpantes par un “paillis” est très efficace pour garder la terre fraîche et humide et réduire ainsi les arrosages. On peut utiliser indifféremment de la paille, des tontes de gazon séchées ou encore des écorces de pin vendues en sac.
      Étalez sur 10 cm d’épaisseur.

En conteneur

  • Seules les plantes en potées ou jardinières doivent être abondamment abreuvées matin et soir.

Sources

  • Extrait d’un document édité par la CISE – 36/38 rue de la Princesse – B.P. 432 – 78432 Louveciennes Cedex
  • http://www.afidoltek.org/index.php/La_conduite_de_l'irrigation#Dur.C3.A9e_de_l.27irrigation

diter admin 06 janvier 2014 irrigation aucun commentaire




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